L’obésité est en très forte croissance partout dans le monde. Une enquête a révélé que 650 millions d’adultes et 1,9 milliard de personnes sont touchés par ce phénomène. On définit l’obésité comme un amas irrégulier ou exagéré de graisse corporelle dans l’organisme qui peut dégrader la santé. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est l’élément qui permet de faire le diagnostic de l’obésité Selon l’Organisation Mondiale de la Santé OMS. Les personnes qui ont un IMC entre 25 et 29,9 sont en surpoids et celles dont l’IMC est 30 et 39,9 sont obèses. On parle d’obésité morbide lorsque l’IMC est supérieur ou égal à 40.

Les causes de l’obésité

L’obésité est provoquée par de nombreux facteurs, parmi lesquels on peut citer :

  • Les causes génétiques

Une étude a révélé que plus de 60 % des personnes obèses ont au moins un parent qui se trouve dans cet état. Les irrégularités génétiques engendrent une réduction des besoins énergétiques au repos et lorsqu’on fait du sport après avoir mangé. Ces experts stipulent que ces éléments ne suffisent pas pour justifier la présence de l’obésité, sauf pour la maladie de Prader-Willi.

  • Les causes alimentaires

Une trop grande consommation de produits caloriques qui proviennent surtout des aliments gras et sucrés fait grossir, tout comme le grignotage, les compulsions alimentaires pour certaines denrées et la boulimie.

  • Les facteurs psychologiques

Les fortes angoisses ou un niveau de stress élevé emmènent souvent les personnes à chercher du réconfort avec la nourriture, surtout les produits très caloriques.

  • Un trouble de la prise alimentaire

Les molécules dont le rôle est de véhiculer des messages dans le cerveau, les neuromédiateurs, jouent un rôle dans la régulation de la prise alimentaire. Certains la stimulent, d’autres l’inhibent. Ils contribuent aussi dans l’apparition des troubles alimentaires.

  • Le manque de dépenses énergétiques journaliers

Le manque d’activité sportive et une grande sédentarité engendrent la diminution des besoins énergétiques et provoquent ainsi un déséquilibre néfaste par rapport aux apports alimentaires.

  • Le manque de sommeil 

Le temps de sommeil nécessaire chez les personnes âgées de 18 à 55 ans est de 7h en semaine avec 33% d’adultes qui dorment moins de 6h par nuit. Chez les adolescents, la moitié d’entre dort moins de 8h par nuit au lieu d’une durée de 8h30 à 9h15.

Or, diverses études ont révélé une combinaison épidémiologique entre une durée de sommeil courte et un IMC lié à l’obésité. En effet, lorsqu’on dort moins de 5 heures par nuit, le risque d’obésité augmente de 60%.

Cependant, lorsqu’on augmente la durée de sommeil d’une heure, le risque d’obésité baisse de 9%. Alors, dormir moins de six heures multiplie par quatre le risque d’obésité.

  • Les conséquences de l’obésité

L’obésité provoque un fort taux de sucre dans le sang, une tension artérielle et un niveau de cholestérol élevé. Ces éléments peuvent provoquer le diabète de type 2, les accidents cardiovasculaires ou des affections hépatiques.